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Présentation du dossier 2019. Une information scientifique, entre évaluation et médiatisation

31 Jan, 2020

Pour citer cet article, utiliser la référence suivante :

Boukacem-Zeghmouri Chérifa, Rodríguez Bravo Blanca, « Présentation du dossier 2019. Une information scientifique, entre évaluation et médiatisation », Les Enjeux de l’Information et de la Communication, n°20/2, , p.5 à 11, consulté le jeudi 29 octobre 2020, [en ligne] URL : https://lesenjeux.univ-grenoble-alpes.fr/2019/dossier/00-presentation-du-dossier-2019-une-information-scientifique-entre-evaluation-et-mediatisation/

Présentation du dossier 2019

Les politiques de la recherche et les agences de moyens (nationales et européennes) mettent plus que jamais l’accent sur « l’ouverture » qui garantit la libre et large circulation des connaissances et des expertises scientifiques dans les communautés scientifiques et vers la société (Dillaerts, 2018). En France, après l’adoption de la loi pour une République numérique la publication du Plan National pour la Science Ouverte (Mesri, 2018) a fini de constituer les grandes lignes d’un cadre d’orientation politique vers des modèles de production et de diffusion des savoirs scientifiques ouverts à la société.

Le dictat de l’évaluation de la recherche reste aujourd’hui fondé sur la production de publications, et plus particulièrement la publication d’articles scientifiques, dans des revues à comité de lecture, indexées dans des listes et des bases de données, dites de référence. Cependant, depuis 2016 (CE, 2016), les communautés de chercheurs sont invitées à participer à la Science Ouverte dans les termes d’une participation au débat public et médiatique, dont les retombées peuvent agir sur l’agenda politique (McKiernan, 2018). Cette invitation tend à se muer en injonction qu’un événement récent illustre: la publication à l’automne 2018 du Plan S (Else, 2018), une coalition d’agences de financement de la recherche européennes et internationales (dont l’ANR – Agence Nationale pour la Recherche pour la France) qui incite les chercheurs à publier leurs articles dans des revues en Libre Accès relevant de la voie dorée (modèle auteur payeur), et qui de fait prend en charge les coûts de cette publication (Article Processing Charges – APC). Sans entrer dans les détails de ce plan et les nuances de son interprétation qui méritent d’être traités par une analyse critique mais qui ne sont pas l’objet de ce dossier, nous soulignerons les importants débats qui ont eu lieu et qui se poursuivent à l’heure où nous écrivons ces lignes. Ils montrent entre autres choses à quel point la libre circulation des articles scientifiques et leur médiatisation est aujourd’hui un préalable à tout travail de recherche et donc à tout financement. Les injonctions à l’Openness ont donc pour corollaire celles d’un impact (Abramo, 2018) traduit par la médiatisation de l’information scientifique adressée aux communautés de chercheurs pour envisager les « multiples facettes dont l’impact académique peut être exercé et reconnu » (Cronin, 2013).

Posée en ces termes, la médiatisation de l’information scientifique, participe de son évaluation et de sa valorisation. Il s’agirait de toucher le citoyen, « l’électeur », auprès duquel il faut faire la démonstration des retombées économiques et sociales positives de la recherche sur projets financés (Morrow, 2017). Il s’agirait également de proposer une réponse au phénomène des Fake News, qui n’épargnent pas le champ scientifique, et qui montrent l’intérêt – voire l’urgence, comme c’est le cas pour le climat (Linden, 2017) – que les chercheurs prennent en charge la mise en média de leur recherche, pour convaincre de son bienfondé, de son impact et pour peser ainsi sur le débat public. Par ricochets, l’enjeu du débat autour de la culture scientifique (Godin, 2000) se réactive à l’aune de l’inscription sociale des médias et des dispositifs techniques qui les sous-tendent. Dans cette perspective, le chercheur a le choix du type de médias qu’il estime pertinent ou opportun pour sa démarche qu’il va élaborer sans médiation, « dans une appropriation excluante » (Ruellan, 1997) de son expertise scientifique.

Définie ici comme une production des médias qui comprennent aussi les plateformes numériques (Lafon, 2019), la médiatisation est une notion qui intègre les mutations apportées par les médias dans tous les aspects de nos activités (Nie, 2014). Elle devient donc également un enjeu pour la science contemporaine et est révélatrice de ses régulations internes. Le phénomène de délégation d’autorité, décrit par Whitley (Whitely, 2010), amorcé dans les années 1980, autour du financement de la recherche, trouve ici un pendant médiatique auquel on délègue le fait de pourvoir à la valeur et à l’autorité de l’information scientifique qui peine à se faire entendre dans le débat public.

Pour reprendre les analyses d’un ouvrage récent, cela traduit un phénomène d’extension du domaine médiatique (Lafon, 2019) au domaine de la publication scientifique. L’impact citationnel ne suffit plus, il doit s’accompagner d’un impact médiatique. De même, l’expertise scientifique n’est désormais complètement reconnue que si elle fait l’objet d’une médiatisation portée par le chercheur. Nous assistons donc à un nouveau champ dans la délégation d’autorité, celui de l’influence et de la valeur par la médiatisation.

Pour autant, comme le constate de nombreuses études (Chikoore, 2016), les chercheurs ne sont pas tous formés à ces compétences médiatiques, ni préparés à ces prérogatives. Le champ scientifique n’est pas le champ médiatique et ils ne décryptent pas tout des tensions et des enjeux qui les traversent (Ruellan, 1997). L’évaluation des carrières repose encore sur des indicateurs de publication et de citation académique et les indicateurs « médiatiques » émergent à peine (Pinowar, 2013).

La « visibilité », la « circulation » ou bien encore « l’impact » envisagé sous un registre médiatique sont désormais des marqueurs discursifs des politiques scientifiques, bien identifiés par les chercheurs mais qui, faute de formation, de préparation, ou tout simplement d’appétences, peinent à se les approprier. Dans cette approche, la médiatisation peut être envisagée comme une conséquence d’un « trop plein » d’évaluation de la science et de sa production scientifique.

Dans les pays où les injonctions à la médiatisation sont plus anciennes, comme les États-Unis, la médiatisation a introduit une « tyrannie » d’une science « à la mode », où la « séduction », la recherche du sensationnel ont primé sur l’originalité et l’intégrité scientifiques. Dans ces cas, elle a véhiculé la primauté de la communication sur l’information, conduisant les chercheurs à adopter des stratégies, et par là même, des postures qui sont en question, car subordonnées à l’audience grand public de la science (Bauer, 2012).

Le présent dossier traite des enjeux de la médiatisation de l’information scientifique, telle que formulée par les discours injonctifs d’une science aux prises de l’ouverture et de l’évaluation. Il s’agissait par là-même de traiter des tensions qui traversent la science contemporaine et de ses liens avec une société en questionnement vis à vis du fait scientifique, du chercheur et de son expertise (Dommett, 2019). Le dossier comprend des contributions étrangères, écrites dans d’autres langues que le français (l’anglais et l’espagnol). Les articles reposant sur des approches en sciences de l’information et de la communication côtoient des travaux en sociologie ou en sciences de la santé. Cette ouverture souligne la diversité et la complexité dans lesquelles s’insèrent les logiques contemporaines de la médiatisation de l’information scientifique, qu’elles soient rattachées à des dispositifs médiatiques historiques (comme la télévision), ou à une définition plus large des dispositifs de médiations, dont les plateformes numériques (Lafon, 2019). Les textes rassemblés tentent donc d’apporter des éléments de réponses aux questions suivantes : à qui profite la médiatisation de l’information scientifique ? Les chercheurs ? Les décideurs ? Les deux ?

Le texte de Vincent Carlino et de Grégoire Molinatti, « Traces numériques et engagement du chercheur : contribution à une éthique de la communication en régime de controverse », aborde la question de l’engagement du chercheur à partir de la médiatisation d’une thèse doctorat consacrée à l’histoire de l’administration de la preuve de sûreté concernant un projet de stockage de déchets radioactifs, financée par l’Andra. L’article montre comment l’auteur de la thèse se retrouve impliqué, sans volonté de sa part, dans une controverse publique. L’auteur de la thèse, se trouve ainsi confronté aux pratiques communicationnelles des acteurs qui se saisissent de son expertise, dans une démarche d’appropriation excluante (Ruellan, 1997). Le chercheur est dépeint tour à tour comme « militant », puis « chercheur instrumentalisé par l’Andra », puis comme « victime » et enfin comme « suspect » par son manque de communication mais aussi par son manque de compétence médiatique. L’article souligne  que la publication scientifique n’est pas disjointe de ses médiatisations. Et le chercheur doit « situer sa parole et sa légitimité par rapport à d’autres acteurs » s’il veut défendre son expertise au sein de la société.

L’article d’Ilaria Montagni et de ses co-auteurs, intitulé « Stratégies numériques de diffusion auprès des décideurs, des résultats des chercheurs en santé publique » présente la manière dont, dans le domaine de la santé publique, les chercheurs et décideurs sont invités à communiquer, notamment via les médias numériques. Les auteurs, issus d’horizons disciplinaires différents, signent là une taxonomie des médias numériques mise à la disposition des chercheurs pour répondre à l’injonction de la communication avec les décideurs. Le travail pointe dans ses recommandations, la question de la formation des chercheurs, qui comprend la sensibilisation aux enjeux de la communication et au développement de « bonnes pratiques ». L’article est aussi publié en version anglaise « Digital strategies for dissemination to decision makers, of the results of the researchers in the public health field ».

L’article de Pascale Mansier, « La place accordée aux informations scientifiques dans les magazines de santé télévisuels », rend compte de la place de la médiatisation de la recherche médicale « en train de se faire » dans des émissions de télévision, spécialisées. Cette recherche, bénéficie-t-elle d’une médiatisation dans les magazines télévisés ? L’étude montre qu’il existe un parti pris éditorial qui n’a pas évolué sur plusieurs décennies : la médiatisation reste subordonnée à des logiques de « divertissement » et de « communication positive » propres à ce genre télévisuel. A titre d’exemple, les chercheurs sont abordés non pas par le prisme de leurs résultats, mais par le prisme de leurs trajectoires individuelles jouant en permanence sur une dimension positive de la science, présentée « avec bonne humeur et décontraction ». L’article de Pascale Mansier montre de manière argumentée la distorsion entre les objectifs des médias (en l’occurrence ici ceux de la télévision) et les objectifs de la recherche, il pointe la double dialectique du rapport du chercheur aux médias et des médias aux chercheurs, qui doivent être pensés ensemble.

L’article de Gérald Kembellec, « Semantic publishing, la sémantique dans la sémiotique des codes sources d’écrits d’écran scientifiques » traite des enjeux du balisage sémantique du texte scientifique qui lui garantissent référencement et moissonnage dans les algorithmes des moteurs de recherches (Google Scholar en particulier) et circulation sur les plateformes numériques (ex. Twitter). Le Semantic Publishing, en plein essor, est ici examiné sous un axe sémiotique pour mieux saisir les enjeux des codes sources qui en sont le vecteur de propagation. Le travail de Gérald Kembellec participe à l’analyse de la standardisation des modalités de la production scientifique, soumise, entre autres, aux logiques médiatiques du Web. Il permet de comprendre la manière dont le Semantic Publishing est mobilisé par les plateformes des grands groupes de l’édition scientifique internationale (ex. Elsevier ou SpringerNature) pour proposer de nouvelles formes de contenus scientifiques, mais aussi de nouveaux services aux usagers. L’auteur décortique en quelque sorte la dimension computationnelle du texte scientifique et de ses métadonnées pour en révéler la force médiatique, insérée dans l’objet documentaire. Outre l’originalité du sujet, traité par les outils théoriques des SIC et qui pose la question de l’écriture scientifique, l’objectif de l’auteur d’inscrire le Semantic Publishing dans le cadre théorique des signes passeurs permet de rendre ce nouveau champ de recherche opératoire pour la discipline. Enfin, un autre intérêt de cet article est de tisser ensemble les approches informationnelle, documentaire et communicationnelle de la discipline. Il révèle ainsi la  « fabrique » de la mise en média du texte scientifique numérique.

L’article de Sarah Rakotoary analyse la stratégie médiatique d’un « jeune » éditeur scientifique,  JOVE. Ce dernier se positionne sur le marché de l’édition scientifique internationale par le biais de la valorisation de l’expertise méthodologique des chercheurs, disparue (ou peu visible) des articles en sciences de la vie, sous l’effet de l’industrialisation de la publication scientifique. La valeur des revues de l’éditeur réside dans les versions vidéo des articles qui mettent en média le chercheur en train de réaliser son expérience. Elles sont utilisées dans des contextes académiques, pédagogiques et permettent une circulation médiatique inédite sur les plateformes du Web. L’apport de ce travail exploratoire, qui mérite d’être poursuivi et approfondi, est de montrer la manière avec laquelle les auteurs développent des pratiques d’écriture et de publication, de nature médiatique, auxquelles ils n’ont pas été formés et que l’expérience JOVE leur permet de découvrir. L’article nous révèle que même si les articles vidéo publiés par les auteurs ne sont pas considérés comme les plus marquants dans leur carrière, ils représentent néanmoins, par leur circulation médiatique, un vecteur de visibilité et de reconnaissance de leur expertise auprès de leurs pairs, de leurs étudiants et du grand public. Les auteurs sont les premiers à être surpris de « l’impact » médiatique de leur article et n’excluent pas de retenter l’expérience, même s’ils sont conscients de leur manque de compétences en la matière.

L’article d’Alma Liliana Diaz-Martinez, « Autoréflexivité scientifique : publication et mise en place de conditions productivistes dans la pratiques scientifique », mobilisant une approche sociologique, montre comment le cadre d’évaluation de la recherche dans une université mexicaine a eu pour effet d’installer chez les chercheurs de l’établissement, des logiques de communication scientifique qualifiées de « productivistes » allant de pair avec un pragmatisme et une rationalisation qui interrogent. Ces logiques, fondées sur la publication d’articles dans des revues reconnues par les évaluateurs, empêchent les chercheurs d’envisager un autre public que celui de leurs pairs, et a fortiori, un autre mode de communication. Plus encore, elles représentent un véritable appauvrissement de la recherche en sciences humaines et sociales, comme cela a été démontré récemment (Sīle, 2019) et pose des questions épistémologiques fondamentales quant à cette forme de normalisation de la production des savoirs scientifiques. L’analyse critique proposée dans cet article indique à quel point le déploiement d’une politique d’évaluation de la recherche, ne prenant en compte que la publication des résultats positifs, constitue un risque pour l’intégrité de la recherche et une limite à la circulation des savoirs scientifiques au sein de la société. Elle a également pour effet, chez le chercheur qui intériorise les critères d’évaluation et s’y adapte, de faire disparaître de son horizon la société et ses composants, y compris humains. L’article souligne que la logique « productiviste » est d’autant plus facilement développée chez les jeunes chercheurs, qui sont formés dès le début de leur parcours à prendre en compte ces critères. L’un des apports majeurs dans la démarche critique et auto-réflexive de cet article est de montrer à quel point une politique d’évaluation de la recherche déconnectée de la société se pose en obstacle de la médiation et de la médiatisation des savoirs scientifiques.

L’article confirme des analyses récemment réalisées sur l’évolution des dispositifs d’évaluation de la recherche dans un autre pays émergent, la Chine (Nicholas, 2020), où les indicateurs d’impact médiatique viennent de faire leur entrée. Dans ce pays, où l’évaluation de la recherche reposait jusqu’à récemment essentiellement sur des indicateurs quantitatifs, les Altmetrics, indicateurs médiatiques (nombre de vues, de téléchargements, de « Like », de « tweets »,…), font désormais partie des CV des jeunes chercheurs, qui ici intériorisent la logique médiatique tout en amont des processus de production scientifique. Présente sur les plateformes de réseaux sociaux grand public (Facebook, Twitter) et académiques (ResearchGate, Academia, Publons…), cette génération pratique la médiatisation scientifique numérique de plateformes, à des fins de notoriété et de visibilité internationale.

Les mutations que connaît la science aujourd’hui dans ses modèles de diffusion et de validation, légitimés par des politiques inclusives du fait social et du citoyen, mettent en avant la question de sa médiatisation. La science à l’épreuve de son évaluation, se met à l’épreuve de sa médiatisation dont elle intègre les logiques. Les travaux présentés montrent que la médiatisation de l’information scientifique ne relève plus seulement d’un caractère performatif, mais traduit une fonction sociale, reflet de l’évolution de nos sociétés. De même, les éclairages apportés par d’autres disciplines et d’autres pays représentés dans ce dossier soulignent à quel point la question de la médiatisation de l’information scientifique est transversale et spécifique à nos sociétés contemporaines.

Les analyses portées ici permettent donc de faire le constat d’une information scientifique – et de ses producteurs, les chercheurs – qui oscille entre des logiques en tension qui sont amenées à se subordonner l’une à l’autre. Dès lors, la question de l’inscription de la médiatisation dans les pratiques de recherche (Poupardin, 2018) devient cruciale. Elle soulève la question des nouvelles formes de l’écriture scientifique – telle qu’elle a été pointée dans le texte de Gérald Kembellec ou dans celui de Sarah Rakotoary qui intègrent tout en amont de l’activité de recherche, les enjeux de la médiatisation.

Plus fondamentalement, les contributions de ce dossier posent la question d’un nouveau cycle d’industrialisation de la production de l’information scientifique, avec le risque d’une autre étape de sa normalisation, question qui nécessite d’être enrichie par d’autres travaux.

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Toutes les URL ont été consultées le 15 décembre 2019.

Auteurs

Chérifa Boukacem-Zeghmouri

.: Chérifa Boukacem-Zeghmouri est Professeure en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Lyon, Lyon 1 (Département Informatique) et membre de l’Équipe Lyonnaise en Information Communication (ELICO 4147). Ses travaux de recherches analysent les mutations de la communication scientifique entre pairs, vers des modèles ouverts et collaboratifs.
cherifa.boukacem-zeghmouri@univ-lyon1.fr

Blanca Rodríguez Bravo

.: Blanca Rodríguez Bravo est Professeure en Sciences de l’Information, à l’Université de Lèon, en Espagne. Elle est directrice du groupe de recherche ARBIDOC et ses thématiques portent sur la communication scientifique et les enjeux de l’information scientifique numérique.
blanca.rodriguez@unileon.es